Besoin d’argent

Besoin d’argent - Etienne Duluth

Je me suis fait dire d’aller suivre une botox. La personne qui m’a fait cette déclaration me regardait avec les yeux écarquillés et semblait se moquer de moi. Je sais que j’ai grandement besoin d’argent, mais je ne vais pas faire ce type de travail ! Certes, il y a probablement un montant suffisant de demande pour avoir une clientèle solide, mais moi, je veux aller dans un domaine qui va au moins suivre passablement mes valeurs. Je ne cherche pas à avoir un deuxième salaire à tout prix ; je crois que nos choix doivent être faits selon nos goûts et nos préférences, sinon on va finir pas devenir déprimé.

Alors, je cherche quelque chose de plus intéressant. J’aimerais bien écrire un livre, et je ne sais pas si je peux réussir dans ce domaine. La littérature est un espace créatif où les idées doivent être assez originales pour qu’on en fasse un classique. Bon, c’est un rêve assez spécial, et peut-être un peu exagéré, mais si jamais ça fonctionne, je pourrais avoir un bon deuxième revenu qui m’aiderait grandement. Par contre, le côté négatif de tout ça, c’est le temps requis pour développer un thème intéressant, faire des recherches, faire une liste de péripéties, décrire les personnages avant de commencer l’histoire, et enfin, mettre toutes ses idées sur papier en suivant une suite logique d’idées.

Mais, si je me mets à écrire soit des livres pour enfants ou des histoires courtes, je pourrais peut-être réussir à faire publier un de mes bouquins. Le désavantage, c’est que je crois que je vais devoir imprimer le tout pour pouvoir le vendre. Les enfants reçoivent très souvent les livres en papier, et non pas par Internet. De toute manière, je ne veux pas encourager les enfants à passer tout leur temps avec les yeux fixés sur un écran. Certes, c’est mieux que de passer la journée devant la télévision, mais il faut aussi qu’ils laissent leurs yeux se reposer de la lumière et voir quelque chose d’autre.

Ou encore, je pourrais tenter ma chance avec une revue, qu’elle soit en ligne ou sur papier. J’ai déjà réussi à occuper un poste en édition pour une compagnie qui fait la promotion d’articles de la politique de gauche. On parlait souvent de syndicats, de politiciens et leurs promesses brisées, d’activisme et de protection des droits de tous sur la planète. Oui, on abordait le thème des problèmes dans les compagnies canadiennes qui se foutaient de l’environnement et des droits humains dans d’autres pays.