Ma soirée d'anniversaire

Ma soirée d'anniversaire - Etienne Duluth

Mes cadeaux d’anniversaire, cette année, m’ont comblé. Entre mes parents qui se sont démenés pour que j’aie une place pour un concert où je rêvais d’aller, une montre magnifique et d’une marque prestigieuse, que ma tante a choisie, un chandail en cachemire offert par ma grand-mère, et même une boîte de chocolats, que ma cousine a prise chez un grand chocolatier, je ne pouvais espérer mieux. J’avais été convié chez ma tante Isabelle pour cet événement. Elle avait préparé, à mon attention, des plats délicieux. Entre un gigot de huit heures, un assortiment de légumes cuits à la vapeur, un plateau de fromages et un financier géant, servi avec une crème anglaise, nous nous sommes régalés. J’avais apporté le champagne et des canapés pour l’apéritif. Ma famille était réunie au complet, ce fut une soirée inoubliable. Mon oncle Jean-Pierre nous a longuement parlé de son nouveau travail dans une usine de Fabrication matrices Québec.

Cette nouveauté l’avait enchanté. Lucie, une autre cousine, avait entendu que la sortie d’un film au cinéma, avec son acteur préféré, ne tarderait pas. Elle me proposa de l’accompagner à cette occasion. Quant à mon épouse, elle arriva plus tard que ce qui avait été prévu. J’étais si heureux de ce moment, que je n’ai pas remarqué qu’elle ressortait juste avant que le dessert soit servi. Je n’avais pas encore eu le temps de parler avec Samia, la femme de mon oncle. Elle revenait d’un voyage au Maroc, où elle avait vu une partie de sa famille. Je suis invité chez eux au mois de juin prochain, nous nous en réjouissons avec ma conjointe. Justement, je ne la voyais pas revenir et j’ai demandé à ma sœur, si elle savait ce que faisait Alicia. Elle me répondit que je devais être patient, qu’elle reviendrait bientôt.

Alors que la famille se réunissait de nouveau autour de la table, après une pause pour que nous digérions un peu avant de nous remplir l’estomac du délicieux gâteau, mon épouse arriva. Mais elle n’était pas seule. Caché derrière elle, un homme enlevait son manteau. Je le reconnus immédiatement. Je ne l’avais pas vu depuis presque cinq ans, mais il n’avait pas changé. Michel est mon meilleur ami, mais il avait dû partir dans une autre région, et malgré les messages nombreux que nous avions échangés pendant toutes ces années, nous n’avions pas pu nous revoir. J’étais ému de le retrouver, comme tout le monde a pu le constater.